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21/05/2007

091

Quand le Christ passe, n° 130

L’action du Saint-Esprit peut passer inaperçue, parce que Dieu ne nous fait pas connaître ses plans et parce que le péché de l’homme voile et obscurcit les dons divins. Mais la foi nous rappelle que le Seigneur agit continuellement. C’est Lui qui nous a créés et qui nous maintient en vie. C’est Lui qui, par sa grâce, conduit la création tout entière à la liberté de la gloire des enfants de Dieu (cf. Rm 8, 21).
C’est pourquoi la tradition chrétienne a résumé l’attitude que nous devons adopter envers le Saint-Esprit en un seul mot : docilité. C’est-à-dire, être sensibles à ce que l’Esprit divin réalise autour de nous et en nous, aux charismes qu’Il distribue, aux mouvements et aux institutions qu’Il suscite, aux résolutions et aux décisions qu’Il fait naître en notre cœur. Le Saint-Esprit accomplit dans le monde les œuvres de Dieu.

06/04/2007

078

Quand le Christ passe, n° 96

Maintenant, placés comme nous le sommes devant cet instant du Calvaire, alors que Jésus est déjà mort et que la gloire de son triomphe ne s'est pas encore manifestée, nous avons une bonne occasion d'examiner nos désirs de vie chrétienne, de sainteté, pour réagir par un acte de foi à nos faiblesses et, confiants dans le pouvoir de Dieu, prendre la résolution d'introduire l'amour dans les affaires de notre journée. L'expérience du pêche doit nous conduire à la douleur, à une décision plus mûre et plus profonde d'être fidèles, de nous identifier véritablement au Christ, de persévérer coute que coûte dans cette mission sacerdotale qu'Il a confiée à tous ses disciples sans exception et qui nous pousse à être sel et lumière du monde.

11/03/2007

061

Amis de Dieu, n° 99

Qu’est-ce qui empêche cette humilité, cette bonne divinisation ? L’orgueil. Voilà le péché capital qui conduit à la mauvaise divinisation. L’orgueil nous pousse à suivre, peut-être sur des points très insignifiants, ce que Satan a insinué à nos premiers parents : vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal (Gn 3,5). Nous lisons également dans l’Écriture que le principe de l’orgueil, c’est d’abandonner le Seigneur (Eccl 10,14). Parce que ce vice, une fois enraciné, influe sur toute l’existence de l’homme, jusqu’à se transformer en ce que saint Jean appelle la superbia vitæ (1 Jn 2,16), l’orgueil de la vie.
Orgueil ? De quoi ? L’Écriture Sainte a des accents à la fois tragiques et comiques pour stigmatiser l’orgueil : de quoi t’enorgueillis-tu, poussière et cendre ? Pendant ta vie déjà, tu vomis tes entrailles. Une maladie légère : le médecin sourit. L’homme qui est aujourd’hui roi, demain sera mort (Eccl 10,9.11-12).

09/03/2007

059

Amis de Dieu, n° 94

Nous allons considérer pendant quelques instants les textes de la Messe de ce mardi de la Passion, afin de savoir discerner la bonne divinisation de la mauvaise divinisation. Nous allons parler d’humilité, car c’est la vertu qui nous aide à connaître à la fois notre misère et notre grandeur.
Notre misère n’est que trop évidente. Je ne parle pas des limitations naturelles : tant de grandes aspirations auxquelles rêvent les hommes et qu’ils ne réaliseront pourtant jamais, ne serait-ce que par manque de temps. Je pense à ce que nous faisons de mal, à nos chutes, à nos erreurs, que nous pourrions éviter et que nous n’évitons pas. Nous faisons continuellement l’expérience de notre manque d’efficacité personnelle. Mais il semble parfois que tout cela vienne ensemble, et se montre avec davantage de force, afin que nous nous rendions compte du peu de chose que nous sommes. Que faire ?
Expecta Dominum, aie confiance dans le Seigneur ; vis d’espérance, nous suggère l’Église, avec amour et foi. Viriliter agite, reste ferme. Qu’importe que nous soyons des créatures d’argile, si nous avons mis notre espérance en Dieu ? Et s’il arrive que l’âme subisse une chute, un recul, bien qu’il ne soit pas nécessaire que cela se produise, on lui administre le remède, comme l’on agit normalement dans la vie courante pour la santé du corps ; et l’on recommence de nouveau !

28/02/2007

050

Chemin de Croix, IX station

Mon Dieu ! que je haïsse le péché, et que je m’unisse à Toi, étreignant la Sainte Croix, afin qu’à mon tour j’accomplisse ta Volonté très aimable, ...dépouillé de tout attachement terrestre, sans autre visée que ta gloire, ...avec générosité, sans rien garder pour moi, m’offrant avec toi dans un parfait holocauste.

23/02/2007

046

Quand le Christ passe, n° 138

Au milieu des limitations inséparables de notre condition présente, car, d’une certaine façon, le péché continue d’habiter en nous, le chrétien perçoit avec une clarté nouvelle toute la richesse de sa filiation divine, quand il se sent entièrement libre parce qu’il travaille aux choses de son Père, quand sa joie se fait continuelle parce que rien ne peut détruire son espérance.

21/02/2007

043

Quand le Christ passe, n° 65

En ce temps de Carême, la liturgie nous remet en mémoire les conséquences du péché d’Adam dans la vie de l’homme. Adam n’a pas voulu rester un bon fils de Dieu et s’est révolté. Mais l’on perçoit aussi, continuellement, l’écho de cette hymne felix culpa ― heureuse, bienheureuse faute ― que l’Eglise entière chantera, débordante de joie, au cours de la Veillée Pascale.

17/02/2007

039

Amis de Dieu, n° 109

Regardez Marie. Aucune créature ne s’est jamais abandonnée avec plus d’humilité aux desseins de Dieu. L’humilité de l’ancilla Domini, de la servante du Seigneur, est la raison pour laquelle nous l’invoquons comme causa nostrae laetitiae, cause de notre joie. Eve, après avoir commis le péché insensé de vouloir s’égaler à Dieu, se cachait du Seigneur toute honteuse : elle était triste. Marie, parce qu’elle s’avoue la servante du Seigneur, devient Mère du Verbe divin et se remplit de joie. Que son allégresse de bonne Mère se communique à nous tous : imitons totalement Sainte Marie en cela, pour ainsi ressembler davantage au Christ.

07/02/2007

030

Lettre 19 mars 1967
Cf. Parler avec Dieu, vol. IV, p. 117

En dehors de la foi règnent l’obscurité naturelle devant la vérité surnaturelle et l’obscurité infra-naturelle, qui est conséquence du péché.

25/01/2007

017

Quand le Christ passe, n° 179

La joie est un bien qui appartient au chrétien. Elle ne disparaît que devant l’offense à Dieu : car le péché vient de l’égoïsme, et l’égoïsme engendre la tristesse et, même alors, cette joie demeure enfouie sous les braises de l’âme, car nous savons que Dieu et sa Mère n’oublient jamais les hommes. Si nous nous repentons, s’il jaillit de notre cœur un acte de douleur, si nous nous purifions par le saint sacrement de la pénitence, Dieu s’avance à notre rencontre et nous pardonne. Alors, il n’y a plus de tristesse...